28.04.2008

Signes annonciateurs

Le peu que je vous ai vu ensemble et ce que j’en ai pensé après, c’était çà.

 

Il ne fait pas d’efforts pour être aux évènements importants de la vie de ses enfants, c’était çà.

 

La rancœur qui en a résulté, c’était çà.

 

Les questionnements sur prendre une amante ou un objet, c’était çà.

 

(Parlais-tu par mélancolie, toi qui ne me révèles pas beaucoup de ces choses-là ?)

 

Les nombreuses fois où tu évoquais les difficultés de vivre en couple, c’était çà ?

Les quelques fois où tu étais fatiguée et énervée, c’était çà ?

 

(Moi aussi)

 

Après m’être enquis de ton manque de joie auprès de notre amie, elle dit que c’était çà.

 

17/04/2007 - 20:31:37 - Et je dors mal aussi en ce moment, c’était çà ?

 

J’ai pas envie d’en parler, c’était çà ?

 

(Je me rappelle même plus ce que c’était -_- çà m’est revenu au milieu d’un repas, tu disais que tu avais eu une journée chaotique…on était fatigué)

 

Tu avais l’air en forme, en joie et même excitée. Belle et avec un beau vêtement. J’en reparle plus tard et je plaisante. Tu me demandes si je l’ai appelé et lui ai dit mais non. Je demande si (comme moi) il plaisantait. Non. Je commence alors à penser que c’est çà.

 

(Je m’interroge comme lui bien sûr mais en même temps je cherche toutes les raisons possibles et tu choisis l’une d’entre-elles. Je te crois. Je doute mais le plus important est de savoir ce que vous vous êtes dit. Quelle réponse tu lui as donnée, laquelle il a acceptée et laquelle reste dans ses pensées.)

 

Tu es joyeuse puis triste. Je le vois dans tes yeux. C’était çà car je l’ai toujours lu mais je n’imaginais pas à quel point.

 

Tu avais besoin de te changer les idées. Tu as réunis des compagnons. C’était çà.

 

Tu demandais à notre amie un foyer. Je t’écoutais comme si tu plaisantais mais c’était çà.

 

Tu recherches à t’évader. Je le savais déjà car c’est mon don. Je n’ai pas su chercher comme il fallait. Je t’ai laissée y aller seule et même si je pense que c’est ce que tu désirais, j’aurais dû avoir le courage de te suivre à la trace au risque de te déplaire.

 

(Tu ne devais pas toujours être seule et je n’ai plus les évènements dans l’ordre en tête. Il est possible que tu aies parlé pendant que tu t’évadais en leur compagnie. D’ailleurs, tu as réunis ces compagnons selon ce critère d’évasion…ainsi que d’autres mais je n’en faisais pas partie).

 

Enfin, tu as montré pleinement que tu devais t’évader. On t’a questionné. Tu as répondu que c’était un retour et qu’il y en avait eu d’autres. Puis tu as dit que tu partais. Mon cœur s’est arrêté. Puis tu l’as dit : c’était çà.

 

Je suis désolé de t’avoir fait subir ma mélancolie alors que j’aurais dû être là pour te soutenir.

Tu souffrais aussi mais je n’ai rien vu.

 

Texte écrit le 16 décembre 2007

25.03.2008

Maudit

Je pleure des larmes de sang. Je sens la vie me quitter. C’est mon cœur qui me fait souffrir.

Une fois de plus, je l’ai laissé m’emporter dans des rêves qui font toute ma vie.

Je suis un rêveur et je crois au respect de tout et de tous. Mais ce monde n’est pas le mien et les humains sont trop égoïstes.

« La vie est dure » hein ?

Je m’en apercevais progressivement dans ma jeunesse et j’en suis encore régulièrement témoin mais ceux qui m’ont élevé sont ceux qui ont provoqué le plus grand changement.

J’étais encore innocent. J’ai décidé de m’éduquer moi-même. J’ai choisi d’être loyal envers ceux qui le méritent et impitoyable envers les autres.

Cependant, avant ce changement, l’enfant aveugle que j’étais, avait juré…

Peut-être m’ont-ils poussé dans cette voie.

Ce serment ne me dérangeait pas, je ne m’y intéressais pas encore.

Ma vie a changé, ma personne aussi, ma façon d’être et de penser.

Je ne peux plus revenir en arrière, chaque fois que j’essaye, mon destin me rattrape.

Mes paroles et mes actes sont empêtrés dans une toile qu’ils ont tissée.

Ils m’empêchent d’être heureux, de connaître le bonheur.

Je n’ai droit qu’à la tristesse et la solitude mais après tout, c’est ce que j’avais juré.

 

Une seule personne a su rompre mon serment. Je ne sais pas pourquoi ni comment.

Je ne peux y arriver malgré tous mes efforts, la même histoire se répètera. Il n’y a que celle qui le décidera qui pourra me libérer.